Ces biographies ont été données durant l’année 2024 lors des différentes exposition du monument et de l’archive du Bal des oublié·e·s. Elles ont été dactylographiées à partir des textes écrits à la main sans aucune modification.
LA COLLECTE CONTINUE !
N’hésitez pas à envoyer vos biographie à lenaaboukrat@gmail.com pour rejoindre l’archive. Il vous suffit de suivre cette consigne :
On a toustes quelqu’un.e qui n’a marqué que nous… et encore moins la France. Ecrivez son histoire ci-dessous pour qu’iel rentre dans le dossier des Oublié.e.s. Ça peut être une personne aimée ou détestée mais elle doit être décédée. Le texte ne doit pas dépasser dix lignes. Il peut être triste, drôle, absurde, vrai, ou faux, je n’irai pas vérifier car c’est invérifiable. Si votre texte présente quelconque forme d’intolérence ou de racisme, il ne sera pas retenu.
Les biographies déjà récoltées :
Valérie
Aujourd’hui 19 mars c’est une date très importante. En 1989 disparaissait une sœur adorée, Valérie, dans un accident de voiture. Si elle avait vécu, elle aurait marqué un grand nombre d’entre vous.
Peut-être la France qui sait ?
Par son talent, son charisme et sa beauté.
Elle me manque, et ce petit clou que je l’enfonce rageusement et tendrement à la fois.
Par Stéphanie Quennessen
Mano
Mano,
s’appelait Manoël,
était connu pour sa tache.
Il faut s’imaginer ses cheveux châtains clairs devenant au sommet de sa tête noir ébène,
une petite flaque de pétrole.
La légende raconte que sa maman postière, durant sa tournée, avait pilé en voiture,
et son gros ventre percuté le volant. L’histoire ne dit pas ce qu’elle a voulu éviter.
Mano est le genre d’ami qui te demande de tirer sur son doigt pour lâcher un pet,
le style de copain qui te dit de te mettre sur le grand plateau de ton vélo alors que tu dois traverser une rivière et se marre en te voyant t’affaler dans l’eau.
Mano a achevé sa vie dans une voiture, dans un fossé, il n’a pas pilé, il a vraisemblablement accéléré de toutes ses forces , prenant de la vitesse avant l’envol.
par Amentia Siard Brochard
(La) dame que j’aime
‘ La dame que j’aime aime une corneille, elle la salue car c’est son chien
La dame que j’aime a été reine d’une citadelle,
a régné sur l’océan
et été gardienne de phare jadis.
Elle a cousu pour Cardin, fais des crêpes pour des armées,
aussi, elle n’a pas bronché la dame que j’aime quand le braqueur lui a mis le flingue sur le ventre à la station essence,
pour une caisse de quelques francs elle était la Bonnie des prolos protestants sans le pactole.
Les yeux dans l’eau elle assemble les timbres aux mots fléchés de télé Z pour des cadeaux par milliers.
Fatiguée, elle rêve de Fjord la dame que j’aime
et te rira toujours au nez pour te câliner. ‘
par Victoria Stipa
Florian Gribouillon
Au cœur d’une petite ville oubliée, vivait Florian Gribouillon. Il marchait discrètement dans les rues, son existence passant inaperçue. Ni héros ni vilain, il était simplement là, une ombre parmi d’autres. Ses journées s’écoulaient sans éclat, sa vie dénuée de faits marquants. Aucun exploit, aucun scandale ne ponctuait son existence banale.
Les années s’écoulaient, mais son nom restait étrangement absent des récits collectifs. Les photographies jaunies de ses souvenirs personnels témoignaient d’une vie sans prétention. Il travaillait sans passion, aimait sans passion, et un jour, il s’éteignit dans l’indifférence générale. Aucun livre ne relate son histoire, aucune rue ne porte son nom. Il était, tout simplement, un individu qui avait traversé l’existence sans laisser de trace, une existence aussi anonyme que les milliers d’autres qui s’effacent dans les méandres du temps.
par Pierre Touré
(Le) frère de mon grand père marocain
Le frère de mon grand père marocain, soldat des troupes maghrébines durant la 2GM, disparus en Alsace et anonyme de la mémoire collective. Mon grand père s’est ensuite engagé dans l’armée française espérant retrouver une trace a finalement passé 8 ans dans la guerre d’Indochine et a mangé du porc pour survivre malgré l’islam.
par Fabien Adel
Solange°
C’est bien connu, les grand-mères rétrécissent avec l’âge. Ma grand-mère Solange avait beaucoup rétréci. Elle savait se plier en quatre, en douze même, elle donnait tout pour n’importe qui. Je n’ai jamais su si c’était par peur du regard des autres ou par sens moral chrétien, sûrement un mélange des deux, aigre-doux. Elle prenait tout sur ses épaules, la vie avait fini par courber son squelette vers le sol, comme l’arbre qui accueille un écosystème entier sans broncher. Son échine portait ce qu’elle avait réussi à maintenir ensemble, un réseau éclaté de générations que tout oppose. Je crois que ce qu’elle a accompli, c’est d’être le coeur d’un organisme familial qu’elle maintenait vivant, le premier maillon de la chaîne, le noyau de l’équipe, le cerveau par qui toutes les infos passent. Elle reliait les gens, tissait des ponts, construisait des routes, pour nourrir l’amour.
Par Andréa Le Guellec
Gilles
Ma tante, Cathy, est décédée dans le crash d’avion Rio- Paris le 1er juin 2009. Mais ce n’est pas de sa disparition dont je veux parler mais celle de son compagnon Gilles. Lorsqu’on a apprit leur disparition, toute ma famille ne parlait que de la perte de Cathy. Or, pour moi, il y avait aussi l’absence de Gilles. C’était le copain de ma tante, plus jeune qu’elle, qui mangeait très lentement (il finissait tjs les repas tout seul. J’ai jamais vu ça de ma vie. Quelqu’un manger aussi lentement). Je l’aimais bien car il était plus doux que les membres de ma famille. Il prenait moins de place en société et était à l’écoute. Plus personne n’a parlé de lui après sa mort. On ne parlait que de Cathy. Je pense de temps à temps à lui. Il n’a pas marqué l’histoire, je ne me souviens même plus de son travail. Mais je sais que c’est sa boîte qui l’a envoyé à Rio avec d’autres collègues à lui et leurs conjoints respectifs. (Comment éviter de licencié ses employés ? Prenez-leur un vol direction la mort
Sa vie n’a pas marqué l’histoire, mais sa mort, celle des crash d’avions.
Par Nastassia Takvorian
Maruca Funes Lastra
Née à Mexico, grandie à Londres, célibataire à Buenos Aires, mariée à San Isidro. Elle avait le don de la prière. Elle a eu aussi 3 enfants.
Jeune veuve, un jour on a cambriolé sa maison, le jour d’après elle a décidé de la quitter. Maruca était née dans une grande maison et a vécu les dernières années de sa vie dans un appartement sur la rue Uruguay. Décédée d’une pneumonie, on m’a dit : c’est la peur de perdre tout l’argent.
Par Olivia Funes Lastra
Maria Bassiouk
Maria Bassiouk est née et a vécu à Mateivka, un village aujourd’hui presque abandonné, dans la région de Vinnitsa, en Ukraine. Elle avait 6 sœurs. Quand elle a eu atteint la majorité sexuelle, un homme du village nommé Ivan a demandé sa sœur aînée en mariage. Celle-ci a refusé et Ivan a donc demandé la main de Maria en remplacement. Maria n’en a pas voulu à Ivan d’être son deuxième choix. Elle a eu 4 enfants avec lui. Deux d’entre elles sont mortes de faim en 1933. Elle a enterré Ivan après 50 ans de vie commune harmonieuse. Les temps étaient difficiles mais ils avaient le sens de l’humour : Ivan, qui possédait l’unique paire de chaussures de la famille, disait souvent à Maria en rigolant : « si je meurs le bon côté c’est que tu auras des chaussures ». Ivan était était analphabète. Maria lui lisait le journal à voix haute. Il aimait beaucoup les poèmes. Un jour, la petite-fille de Maria a décroché une des icônes de la maison, qu’elle a remplacé par un nid d’oiseau trouvé dans la forêt. Maria lui a adressé le début de sa prière avant de se rendre compte que Jésus avait été miraculeusement remplacé par un tas de brindilles. Elle s’est signée plusieurs fois de suite en disant, oh mon Dieu, oh mon Dieu. Maria faisait de la rétention d’eau. Quand elle est morte elle était tellement énorme qu’il a fallu quatre personnes pour la transporter au cimetière.
Par Oxana Bertrand
Daphné Akladi 1938- 2018 (supposément)
Elle allait se baigner dans une crique protégée des intempéries tous les jours de l’année sans exception. Munie de son maillot de bain une pièce et de sa serviette, elle s’harmonisait avec le sel et les vagues de la mer Egée rituellement.
La mer la ramenait toujours au rivage et la femme allée toujours la retrouver, disparaissant dans les flots pendant des heures et même des jours sans que personne ne sache où elle se trouvait. Elle revenait ensuite avec quelques coquillages et sans autre explications que le fait qu’elle nageait ou se laissait flotter.
Les gens parlaient d’elle dans la ville, beaucoup la connaissait et l’admirait ou lui trouvait des airs bizarres, farouches, inventant des raisons à ce comportement solitaire et dangereux. Personne ne savait quand il avait commencé et ne comprenait cet étrange lien qu’elle entretenait avec la mer.
Un matin de janvier, comme tous les jours, il y avait sa serviette posée sur le sable épais. Le soir arrive et la serviette n’avait pas bougé. Dix jours passèrent avant que la police alertée commence ses recherches, quelques gens de la ville apprenant la nouvelle s’étaient installés sur la plage avec leurs chaises pliantes et des jumelles scrutant l’horizon et attendant des nouvelles. Mais rien, après plusieurs jours de recherches, aucune piste, l’affaire fut classée, les chaises repliées et la serviette rangée dans une boîte à conviction.
Alors des semaines après la disparition plus personne n’en parlait. Je suis allée remettre une serviette sur la plage vide là où elle mettait la sienne, pour qu’elle puisse se réchauffer quand elle reviendrait.
par Nicole Demichelis
Bender, Bender le dragon,
René Bender, parcourait les rues de Berlin et jouait de la guitare en fermant les yeux, le chapeau au sol, pour vivre. Il avait presque trente ans, sa barbe était rousse, c’était mon ami et je ne sais pas qui se souvient de lui. J’ai appris récemment qu’il était mort, sa mère a posté un hommage sur Facebook. Je pensais le revoir un jour, partir à sa recherche, le trouver et rire. Rire de tout ce que nous avions vécu et qui ne nous avait pas tué. Bender, un dragon le protégeait mais il était si fragile. Je n’ai pas demandé comment il était mort. Quand il passait en ville, j’accueillais Bender chez moi. Il sonnait en bas et dormait dans ma cuisine, je l’écoutais. Un soir, je n’avais pas le courage de l’aider et je suis sorti en l’enfermant chez moi. Quand je suis revenu, il m’avait fait à diner. Il m’a accueilli où, sans qu’il le sache, je n’avais rien. Bender, je ne sais pas où sont passer les dragons.
Par Jonas Maroko
Tsirpa Molover
On ne sait rien de Tsirpa Molover. Elle serait née vers 1850 à Darabani, village à la frontière actuelle entre la Roumanie et la Moldavie. Rien de son histoire n’est sue. Jusqu’à ce que. Un heureux événement pour l’équipe radicale, un triste destin pour le flanc conservateur. Dans des conditions parfaitement mystérieuses, sans laisser de traces avant, pendant, après, son mari décède. Cause : inconnue, date : équivalente. Tsirpa se tire. Elle arrive en France veuve. De ce que j’ai compris ça ne l’a pas dérangé outre mesure. On la disait avoir un certain caractère et aucune information supplémentaire n’a été décelée de son passé slave.
Mais moi, je sais. Je n’aime pas les hommes, les ai toujours trouvés profondément dangereux et méprisables face à leurs homologues féminins et suis convaincu de l’avoir tiré en partie d’elle, qui a quitté ce drôle de monde soixante-et-un ans avant mon arrivée. Un héritage silencieux, l’histoire de ce qui aurait sûrement été un infini féminicide si la Molover avait laissé couler son destin à une structure systémique. Seulement je le sens au plus profond de moi, le mari de Tsirpa était un piètre humain, sûrement aussi pathétique que n’importe quel homme en moyenne, du genre apathique ou violent, certainement les deux. Moi je pense que Tsirpa l’a flingué pour mieux s’extirper du filet hétéronormatif et franchir librement aussi librement que possible en temps de guerre les frontières d’une Europe désabusée. Peut-être qu’elle a trouvé sa liberté en passant les tranchées. Alors merci Tsirpa Molover pour le patrimoine misandre.
Par Sascha Sofer
Marguerite de Beverly
Marguerite de Beverly fut une grande chevalière qui alla se battre affublée d’une casserole sur la tête en guise de heaume. Elle fit preuve de grand courage puisqu’elle revêti ce couvre-chef ramenant à l’ordre établi patriarcal, pour aller tuer….des hommes! Slay
Bruno Louis Marie Rothé
Bruno Louis Marie Rothé, né le 08 juillet 1935 à Saigon et décédé le 12 janvier 2020 à Paris. Géologue paillard, érudit facétieux, savant borné et accariatre, il adorait le poivre, l’aventure, les fossiles, et dormir devant Maigret. Il s’était fabriqué une casquette de révolutionnaire cubain en coinçant une étoile en plastique d’un bonnet de père noël dans le cordon de sa casquette de marin.
Par Vincent Burger
Daina
Daina. Dans sa petite demeure elle a planté les graines des tomates et les noyaux des dattes lentement récoltés. La flore a lentement recouvert les murs fissurés par le temps. Elle fait pousser des petites tomates de toutes les couleurs au cœur de l’hiver. Elle porte des casquettes d’aviateurices, des grandes chemises et des vestes sans manche. Elle choisit ses habits pour leurs grandes poches, essentiellement des habits masculins. Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas avoir l’air d’une grand-mère, elle aime avoir l’air d’une sorte de personnage étrange. Dans un petit appartement soviétique abîmé vit ce personnage étrange qui fait pousser des plantes au milieu de l’hiver glacial.
Par Bernie Poikane
Yves
Mon arrière grand-père, il avait une très bonne poignée de main (il a fait la guerre), mais il puait de la bouche. Dans son cercueil, il avait l’air si paisible, il me disait qu’il avait hâte de mourir car il avait réalisé tout ce qu’il voulait dans la vie. Bisous Yves.
Par Maelle Goy
Brazil°
Brazil, c’était mon chat mais personne ne l’aimait.
Mon papa car pour lui Brazil était une “tapette” (il avait peur des autres chats) et ma soeur car Brazil considérait un peu trop souvent sa chambre pour sa litière.
Mais j’adorais Brazil et je suis sûrement la seule qui se souviendra de lui
Par Lou
Georges
Georges, tu me manque.
Il ne se passe pas un jour sans que je pense à toi et à ce que j’ai perdu.
Papa je t’aime ❤
Par …
Dieu
Dieu est mort je crois, en tout cas il n’a pas manifesté vie. Il est peut-être introverti ou antisocial. C’est dommage parce que tout le monde parle de lui et de sa vie privée. Il pense qu’il aimerait qu’on le laisse tranquille mais qu’il est trop timide pour vous l’annoncer.
Par Le Provost Lilien
Ginette
Ginette,
C’était en été, à la montagne.
En été à la montagne tout ce que l’on peut faire, c’est des randonnées. A midi tu t’arrêtes quelque part, tu prends à déjeuner, une vieille dame nous a arrétée et nous a raconté toute son histoire, c’était une femme qui était à la fois capitaine, médecin et mère. Elle nous racontait son histoire tout en draguant un ami de mes parents. Elle devait avoir 60 ans. C’est devenu mon idole. je m’en souviendrai toujours.
Par …
“Mamie Jeanne”°
Elle n’a jamais vu la mer, elle n’est jamais allée au cinéma. Elle a probablement très mal aimé ses 4 enfants (en voulait-elle vraiment ?). Mais moi elle m’a aimé. On a ri, aux larmes, on s’est écrit des lettres, on s’est tenu les mains, fort.
L’amour a sauté une génération.
Par Clara
Daniel Brigot°
Mon grand-père. Daniel Brigot. Qui lui-même n’a pas fait son deuil; il vivait dans le passé les histoires à raconter.
Vive les madeleines dans du lait, les ficellos au goûter et les poèmes lus.
Par Augusth Brigot
…
A mon cousin
Mon grand père
Ma deuxième mère
Par ACJ
Carina
A Carina, mon ancienne meilleure amie, mon ancienne amour. On était trop jeunes et trop mal pour rester ensemble. Je te souhaite tout le bonheur sans moi
Par Lia
Eric Boitouzet
Ce père qui m’a manqué longtemps.
Un soir enfant j’ai fait un cauchemar. J’ai demandé à mon père de venir dormir avec moi pour me réconforter. Ce qu’il a fait.
Tout s’est bien passé jusqu’au lendemain lorsque je me réveille et que je retrouve mon lit vide. Je pleure et je cherche partout de mes yeux.
Je finis par l’apercevoir dans l’encadrement de ma porte de chambre
“Bonjour ma fille”
Par Marie Boitouzet
Alain Beitone
Il était bien ce mec. Il était mon professeur principal à Thiers. Il m’a donné de l’intérêt pour les sciences sociales et ça infuse encore ma vie.
Alors merci monsieur
Alain Beitone !
Il est mort du cancer il y a quelques années, je n’ai jamais pensé que ça arriverait.
Par Camille Minh Lau
Amélie
A Amélie, décédée en décembre 2023 suite à un cancer. Diplomée avec les félicitations des Beaux Arts de Versailles en 2019. Mère, artiste, amie, quelques mois avant sa mort elle se lance dans une randonnée en vélo, un pèlerinage pour aller se recueillir dans une chapelle.
à Amélie
Par Olivia Offel
Léo
Iel s’appelait Léo, c’était une personne merveilleuse mais consumée par ses démons. Iel était borderline, a essayé plusieurs fois de partir, puis trouvait la motivation de rester, mais au final n’y arrivait pas. Son existence était un cercle vicieux, et ces douze étages en dessous du balcon où se déroulait une soirée, son issue. Iel n’était pas tout.e rose, avait ses torts, mais avait également un cœur immense, un amour qui continue d’inonder chaque jour ses proches.
Par Lou
John Garvey
John Garvey, était mon prof de français au lycée. Il était petit, gris et sarcastique, et sentait toujours la clope. Il m’a enseigné mes premiers mots et phrases en français, et 10 ans après j’habite ici en France, grâce à son instruction. J’ai appris de son décès à l’université, et c’était difficile de me rendre compte qu’une personne comme lui qui semblait être là à mon lycée depuis toujours, pourrait disparaître.
Par Jamie
Léo
Léo est né en premier.
Fatigué , il est mort en premier aussi.
Il manque à tout et tout le monde, même si je me souviens plus de sa voix.
Par Luciel
Bertrand
Bertrand il a sans doute passé toute sa vie en pensant être quelqu’un. Il avait fait de très bonnes études, passé les bons concours, reçu les bonnes médailles. C’était un fonctionnaire (haut, même), il a travaillé dans les colonies, puis au Portugal, au Brésil, au Congo… Il ne buvait pas trop, ne fumait pas trop, chassait un peu. Un jour, il a probablement chassé de l’humain. Et pourtant, le jour de sa mort, un enfant découpait des poissons en papiers dans sa chambre d’hôpital. Il y a eu une grande cérémonie dans une grande église, mais malgré cette promesse, malgré sans doute la certitude d’avoir eu une vie digne d’être racontée, presque plus personne s’en souvient. Tous ou presque sont morts et passés à autre chose, sauf une ou deux personnes qui vont tous les ans couper les mauvaises herbes sur sa tombe.
Par Antoine
Joël S.
Joël S. etait un amoureux du salariat. Cet amour simple, modéré, était ce qu’il avait connu de plus proche de la passion. Joël avait connu quelques femmes en son temps, à cet âge où les corps se rapprochent par nécessité, sans être trop regardants. Joël avait approché cela avec calme et méthode, comme il avait l’habitude de procéder : il fallait approcher, parvenir à déshabiller et éjaculer, mais ça ne posait pas tellement de problème. Bien plus problématique, bien plus ardue, fut l’obtention d’un second rendez vous. Cela ne se produisit jamais et Joel resta célibataire et nullipare. L’un dans l’autre, il en était content car rien ne l’animait plus que d’être présent chaque jour ouvré à 9h30, assis à son bureau. Le vendredi soir, il pensait au lundi matin; et son café soluble n’avait pas le même goût le week-end.
Pour Joël, vous ressentez que la question de la retraite représentait une sorte de vide abyssal. Vous seriez bien mépris car, le temps venu, Joel fit ses courses chaque jour, deux fois par jour. A la pharmacie il entretenait la pharmacienne qui savait le moins dire non un quart d’heure de la météo du jour. Il arrêtait les poussettes et les femmes enceinte pour prodiguer ses conseils. Joel !
Par Camille
Madame Isébault
Madame Isébault, la vieille dame du dessous, frustrée et frustrante, intolérante et intolérable, a sonné à notre porte pour appeler la police, tous les dimanche du mois, pour faire cesser nos jeux d’enfants.
Elle claquait les portes, et elle est morte
Par Adèle et Blanche Vivet
David
Un homme passionné par la mer et le monde sous-marin.
à chaque fois qu’il avait les yeux sous l’eau il pleurait.
Merveilles de la création, disait-il, le monde comme au premier jour de la création.
Par Forner
Nadette
Nadette la voisine qui a 80 ans passés était encore si engagée dans la vie active qu’elle organisait des soirées d’écoute musicale et montait des spectacles pour toutes les générations.
Par Laura-Anna
Yvon
Yvon était mon professeur de guitare durant un an quand j’étais en troisième. C’était un ancien junkie, un peu alcoolique et anarchiste. Il jouait hyper bien, avait les doigts très osseux et plein de cornes et il était très gentil. Il m’a appris trois accords et il m’a dit “c’est bon tu peux monter un groupe” très sérieusement.
Par Arnaud
Cette personne
J’ai rencontré cette personne à un cours de manière totalement aléatoire, ce qui nous lie, c’est la musique. Ce lien a su créer un excellent groupe d’ami et des projets grandioses… Je n’ai qu’une hâte, redécouvrir la sensation que j’ai eu la première fois que je l’ai rencontrée.
Par Kevin
Quelqu’un de dur
C’était quelqu’un de dur. Dur avec les autres, probablement avec lui-même. Malgré tout je l’aimais, il me réservait le peu de douceur qu’il avait en lui. Il n’a pas fini sa vie comme il le devait, étant un légume mais dans un lit. Je l’aimais quand même et je suis restée, qu’il fut dur ou mou.
Par Lilou Masschelein
Carole Guinot
Maman… Sache que je ne t’oublierais jamais. Tu resteras toujours quelqu’un d’important pour moi. Tu es quelqu’un de courageuse, car même si tu as vécu pendant 3 ans un combat brutal contre ton cancer du sinus tu es restée forte et brave jusqu’au bout. C’est dure de me dire que depuis le 17 avril 2021 tu es parti. Maintenant tu vis en paix dans la mer de St Gille Croix de vie en Vendée, là où les vagues pourront te bercer et apaiser tes souffrances. J’ai hâte de retourné en Vendée pour te voir.
à la mémoire de Carole Guinot, une mère aimante et admirable que je n’oublierais jamais.
Par Nell Guinot
Mon tonton
C’était un petit rigolo mais pas si rigolo au final. Tombé du 10eme étage, nous ne saurons jamais si c’était un suicide prémédité ou simplement une folie schizophrénique.
J’étais comme sa fille, il était … étrange. Il parlait de Dieu comme s’il était son père. Il aimait le monde, mais souffrait à cause du monde.
Il aimait aider les gens, mais avait été blessé par eux. Bref c’était mon tonton.
Par Anna
Titouan
Il s’appelait Titouan, il faisait de la musique, c’était le beatmaker d’un ami qui fait du rap. Il avait 16 ans quand il est monté dans la voiture d’inconnus après son premier concert. Seulement 2 km de distance et 210km/h sur le compteur ont signé son arrêt de mort. Il était talentueux, plein de rêves, très gentil et surtout extrêmement drôle et bienveillant. Il était apprécié de tout le monde. Il continue de briller par le soleil et par la musique de son meilleur ami qui prend de plus en plus d’ampleur.
Par Lou
Elle
J’ai une bague à mon auriculaire pour elle.
C’est maintenant la marque, la preuve de son existence dans ma vie. Elle était peintre, elle était solitaire, elle était malade. Je l’ai détesté parce que je ne comprenais pas. Elle ne se rappelait pas de moi, de sa vie, de ses voyages, de sa famille, d’elle-même. Elle était peintre, tout ce dont elle se rappelait était sa créativité. Je l’ai détesté parce que je ne comprenais pas.Elle m’a appris à aimer, à être patiente, à créer. et moi je m’en rappellerais.
Par Iris
Mon beau père
Lors de ma 15ème année, mon beau père est décédé d’une tumeur au cerveau, durant les derniers instants il n’est plus lui même. il ne pouvait plus rien faire, on devait changer sa couche, le surveiller pour pas qu’il blesse de gens, se perdre. Le pire dans tout ça c’est que ça n’a pris que 6 semaines entre la découverte et sa mort. C’était un homme très drôle, gentille.
Par Vahea
Ma grand mère
Ma grand mère : militaire en 68 (ça arrive) elle arrête tout pour son mari psychiatre. Elle subit un mariage de force, un divorce, un avortement et une fausse couche en secret. Dans le silence !
Dans la Honte !
A vous, ma mère
Par Barré
Sandra
C’est en tout la jolie
Celle que l’on remarque
Celle qui est à l’aise
Celle qui réussit
Celle qui fait tout trop vite
Le souffle de l’une pour l’autre, nos choix nous séparent
Celle qui me revient, ma jumelle de toujours
Celle qui s’étiole dont je deviens le soleil
Celle apeurée qui part, laisse la douleur d’un poignard
Sandra ma sœur en moi
Par Lisa Aboukrat Kanovitch
Papy
A mon papy qui était mort. J’aimais le voir planter des clous.
Par Joaquim 10 ans
Alain Bardet
Ceci est dédié à mon grand-père, Alain Bardret qui est une personne qui m’a énormément marquée dans ma vie et qui me manquera jusqu’à la fin. Une personne pas forcément toujours de bonne humeur, fachée de temps à autre mais qui a sumontrer son vrai visage lorsque l’on était ensemble, il était unique en son genre
Par…
Jean-Luc
Jean-Luc est un politique, il a fait lena, a poursuivi une grande carrière, a même un certain don pour faire rire autrui, rayonné partout, dans chaque endroit, dans chaque pièce.
Pourtant Jean-Luc, personne ne se souvient de lui, on lui adresse une parole, une pensée de temps en temps mais son histoire, elle, finira par être oublié.
Ceux qui avaient connu le Jean-Luc enfant, orphelin, celui politicien et père de famille et enfin celui papi et aimant, tous finiront par partir à leur tour.
Par….
Poisson rouge
Cette histoire est celle hyper joyeuse in fine d’un moment pas si joyeux pour lui à cet instant. Heureux d’acceuillir mes futures meilleurs amies chez moi pour la premiere fois, cela dure depuis 10 ans maintenant, j’avais 15 ans, on blablate autour de pâtes, et tout se lie.
Dans le coin de la pièce, un espace non exploré que je leur montre enfin, un aquarium (peu nettoyé), et là, les yeux et le corps retourné, témoin de notre amitié naissante un de mes poissons rouge : mort. Témoin malheureux d’un pur bonheur qui court depuis. RIP
Par Rémi
A Léandre
Merci d’avoir été le petit garçon qui me faisait rire, d’avoir été l’adolescent qui m’a fait grandir, l’homme qui m’a toujours regardé avec bienveillance. J’espère que là où tu es, il y a des montagnes à gravir, des cultures à apprivoiser et des gens à bénir de ta présence. Ils en ont de la chance. Je les envie de te découvrir pour la première fois, d’écouter ton rire, de vivre tes récits de voyages et tes anecdotes délirantes. Je n’ai pas souvenir de la vie avant toi, il m’est difficile de continuer le reste sans ta présence.
Merci pour tout, on se sait.
(1998-2021)
Par Meryl Minier
Quentin Mourier
Très curieux, souvent avec des lunettes cassées. Il aimait l’agriculture, Détroit et la house music. J’ai mangé ma première choucroute avec lui. C’était presque bon !
J’espère qu’il est bien là haut avec les autres !
Par Sarah Mwadia Mvita
…
A gilbert
A pepito
A popy
Par Bella
Guillaume Tran Than
Suicidé après un viol
par deux élus
Maxime C et Victor L
Guillaume militait, il était jeune, trop jeune.
Par LLB
Remi Collet
Le tonton Gros (très gros) bonhomme, directeur d’Ikea.
A 50 ans il plaque tout pour devenir artiste. Il décore des crânes avec ce qu’il trouve. Pas mal. Africanisant évidemment. Bref. On passe le confinement ensemble. Dans la maison de campagne de mon père.
Il refuse de gouter mes pâtes. Il refuse de gouter ma tartiflette. Parce que sans viande. Un vieux de la vieille. Bref une semaine après son mariage (avec sa cousine) BOUM, il essaye d’enfiler son t-shirt par les pieds et de boire dans un sachet de brioche.
Cancer du cerveau.
Il a perdu 30 kg, et je crois qu’il est mort heureux. Il s’est mis a appeler le travail = une glace
Par Chloé Chaaarrois
A Anne Marie,
La mere de ma meilleure amie qui est morte d’avoir trop donné de son soleil, de sa beauté d’âme et de sa gentillesse (elle rayonne chaque jour où jauni le soleil et se reflete sur chaque âme en feu. ❤
Par …
Ma Mamie Chérie
Tu m’as dit tout simplement avant de partir : dans ma vie j’ai beaucoup souffert, dans la vie on souffre beaucoup. Parce que souffrir c’est vivre, parce que le monde est brutal. Je me rappelle à chaque légume, quand tu levais aux aurores faire la récolte pour nourrir ta famille.
Par Victor Emmanuel Ravi
Céline
Céline, merci pour ta vie courageuse. D’avoir dû autant combattre, diabète, infections, maladies, mutilations, violences. Tu m’as inspiré malgré le peu qu’on a vécus. Tu es morte seule nous n’étions que 5 à ton enterrement, 2 mois après ton décès dans l’indifférence générale. Je porterais fièrement ta mémoire. Cousine
Par Blandin Gwenatan
Zandunga
On l’appelait Zandunga, c’était l’oncle un peu faux de ma mère. Au village, il s’occupait de ma mère en échange de nourriture. Un jour il a été tué. Plus grand, j’ai appris qu’il n’etait pas fou, il était homosexuel. Les hommes du village couchaient avec lui, ça se savait. Il a été tué par le frère de mon grand père, qui c’est à la suite enfui et devenu policier. Zandunga était gentil, ma mère l’aimait beaucoup. J’aurais aimé pouvoir le rencontrer.
Par Polo Stambole
Josephine
Joséphine a la voix cassée, Joséphine joue de la guitare, Joséphine adore les blagues nulles et Joséphine déteste sa famille.
Elle est déracinée, a atterri par hasard à Paris, 6ème arrondissement, Joséphine a une mauvaise réputation au lycée, fille facile, rebelle. Moi je t’ai tout de suite bien aimé, Joe, ton rire tout pété, tes clopes au bec et tes amourettes nulles.
Dix neuf ans c’est trop jeune pour mourir même si on l’a décidé, même si c’était ton choix ? Égoïstement j’aurais aimé que tu restes un peu plus longtemps. Je t’aime je pense très fort à toi.
Par Elena
Alexis
Tu étais fou, tu étais fougueux, on savait que tu vivrais à fond, que tu vivrai vite, et ce fut le cas. “young wild and free” Je t’aimerai toujours espèce de fou
Par Charlotte
Mes grands parents
Un hommage à mes grands parents, Luba, Tania, Petia et Valera. avec qui j’ai trop peu passé de temps en partant vers 13 ans en France. Ce sont maintenant des sortes de phantômes sur lesquels je garde un souvenir lointain.
Petia qui m’a donné son calme
Tatiana, que ma mère détestait et qui me faisait des patisseries juives ( ou pas, je connaitrais pas leur origine )
Luba, toujours une histoire de la nourriture.
Valera le nombre de fois que je detestais tes histoires mais dont maintenant je veux me souvenir.
Par Pavel
DriDzi
Après deux ans de construction acharné d’une sublime maison avec Andryi un ouvrier ucrainien que j’aimais, la maison a brulé. Un mois plus tard Andryi est mort
A toi DriDzi
Par Bribzi
Brenda
Brenda venait d’arriver à Paris, elle avait grandi en Normandie. Elle était gouine et hyper débrouillarde, avec un désir perceptible de faire son trou dans le milieu gouine parisien.
Je sais pas ce qui s’est passé, elle a commencé à prendre trop de drogue, elle a fini à l’HP, je la voyais qui n’arrivais plus trop à parler distinctement à cause des médocs. Elle trainait quand même avec des espèces de stars du milieu, mais peu à peu les gens lui ont tourné le dos. Elle a commandé de la coke et c’est de l’héro qui est arrivé et la personne avec qui elle était a eu peur et l’a laissée faire son OD sans appeler les pompiers. Elle a laissé la porte de l’appartement ouverte.
Brenda avait 20 ans et elle était trop drôle et elle était trop sympa. Je me suis bien amusé avec elle et j’ai découvert plein de musique qu’elle aimait.
Par Milon
Beber
Il était vieux, quand je l’ai connu, mais Beber a joué tous les soirs de ma vie au piano. Dans un angle de la place du Tertre à Montmartre, et même un peu plus bas, il y avait un piano-bar appelé le Tire-bouchon. Dans sa barbe mal rasée il savait les accords, connaissait les substitions par nature et jouait le blues sans regarder. Tous les cm2 du restaurant étaient couverts de papier posé par les visiteurs, si bien qu’on ne voyait plus les murs, et dans un angle le piano se désaccordait pendant qu’il buvait de la droite et poursuivait la grille de la gauche. Il m’a montré comment jouer dès que je le pouvais, et restait muet le reste du temps, sauf pour dire que dans peu de temps il partirait finir sa vie à la campagne.
Un soir je suis revenu et le cuisinier me dit qu’il était parti. Depuis personne n’a touché au piano et le lieu a fermé récemment.
Par Victor Klams
A Franck Andrew°
La combinaison de deux morts
Une pierre deux coups,
Je ne pouvais pas mieux leur rendre hommage
Andrew mort la crotte au cul
Il me faisait penser à Tym dans South Park le même regard. Et puis Franck.
Franck la tête dans l’eau, plusieurs cachet et du whyski. Dans le cercueil on aurait dit un allien de Mars attack
Alors Franck Andrew devient Timy de Mars
C’était Mon Alien, il m’a fait bien planer
bisous je t’aime timy de Mars
Par Mimi La saucisse Miguel
Mon grand père
Mon grand-père a fait la guerre en Algérie est s’est battu pour défendre les droits de son pays.
Je ne l’ai jamais connu
je sais juste que son sang coule dans mes veines.
Par Roux
Jacqueline
Jacqueline ( née le 8/02) -> plus tard, la sainte, Jacqueline
a été au 8 février, un doux hasard pour une femme atypique.
Jacqueline est une fille batarde de
la noblesse de l’ouest sur
la Loire.
Elle tenait un bordel, des clubs,
était l’ennemi de Régine.
Elle était une femme libre qui a beaucoup sacrifiée.
Honorons sa mémoire
Par LLB
…
Déjanté, loufoque, toujours là où on ne l’attendait pas, il rayonnait de par sa présence et son absence n’en est que plus douloureuse.
La mort nous l’a pris, à nous, à moi, à la vie.
Par Patane
Alain Bardret
Ceci est dédier à mon grand-père,
Alain Bardret qui est une personne qui m’a énormément manqué manqué dans ma vie et qui me manquera jusqu’à la fin. Une personne pas forcément toujours de bonne humeur, fachée de temps à autre mais qui a su montrer son vrai visage lorsque l’on était ensemble ; il était unique en son genre qui prend part dans tous mes moments de vie. Je t’aime, fait de beaux rêves mon papy
Mathilde Bujat
Michel
Je connaissais Michel depuis tout petit.
Pour moi, il était lié à ce village, Chédigny. J’ai du mal à y aller et ne pas le voir rire, fumer une clope, conduire son camion, jouer de la guitare, boire une bière.
Merci de m’avoir appris à bricoler.
Ta mémoire sera à jamais dans ma maison. A plus vieux frère.
Par Cinna
Francine
1m90
Capable de prendre une pente à vélo sans utiliser ses freins tout en mangeant une pomme avec les deux mains.
Par Cécile PARIS
Angelika
Tu as à peine eu le temps de dire adieu à ton mari, à tes fils, aux amis proches.
Quelques semaines à peine pour leur dire ton amour et combien la vie avait été belle, avant que cette tumeur au cerveau ne vienne y mettre un terme brutal.
Reste le souvenir d’un sourire
frais et pur, d’un regard limpide,
d’une grâce envolée.
Par Carole
Virgule
Pour moi c’était mon chien, virgule.
Il m’a suivie tout au long de ma vie.
Il avait 19 ans. C’était mon premier animal et il est partie il y a quelque mois semaines je sais plus trop…
Une chose est sure, je l’aimerai toute ma vie.
C’était mon premier chien et peut-être le dernier.
Je t’aime virgule.
Par Guillaume
Mon grand oncle
C’était mon grand oncle. Il était drôle et tout le temps joyeux. Il apportait la joie de vivre dans son foyer.
Il est tombé malade.
Et très vite ça s’est dégradé.
Il est mort il y a 3 ans. J’ai peu pleuré et je ne connais pas bien son histoire mais il me manque quand même.
Par Berlioze
elle
Comme si c’était hier
Il y a son regard
Ses yeux noir dans lesquels on peut appercevoir du bleu
Jeune
Elle a le corps des luttes, la mémoire d’une vieille
Dans la dérision
Constament
Elle sourit
Rit, blague beaucoup
Avec cette manière bien à elle de ne jamais paraître serieuse
Comme si elle énonçait au monde et répétait
JE T’EMMERDE ET JE T’AIME
Par Léa
Alexander Macqueen
je pleure jamais pour
les celebrités sauf
pour Alexander Macqueen
avec lui ma jeunesse
Par THIEN NGOC
Une formidable personne
la raison pour laquelle je suis là embarquée en Arménie, je rencontre une formidable personne metteur en scène, grâce a elle je me retrouve fasciné par le public et par l’arménie. Sa soeur vit en France, je la rencontre aujourd’hui, sur cette formidable exposition.
je plante un clou pour célébrer cette rencontre, la France et l’Armenie, ce beau pays.
Par….
Bruno°
Mon Bruno, en ce moment tu me manques particulièrement. Toi qui voulais toujours mon bonheur et savoir si un mec me faisait du bien. J’aurais voulu te raconter ce beau Chilien. Tu serais fier de moi. Je t’aime ❤
Par …